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C’est décidé, je mange local ! (Ép. #1)

C’est décidé, je mange local ! (Ép. #1)

Ne manger que des produits bretons pendant un mois : est-ce possible ?

Mais comment m’est venue cette bonne idée ?

Récemment, je regardais une émission de Élise LUCET consacrée à la culture et à la consommation d’amande dans le monde. J’étais confortablement installé dans un bon fauteuil au salon, face à l’écran seize neuvième importé d’Asie, et dégustant un bon whisky d’Écosse en croquant quelques fruits secs … bio.

Et en moins de quinze minutes Élise m’a fait douter !

C’est la Californie qui produit environ 80% des amandes que l’on consomme dans le monde. Et pour en produire plus, toujours plus, les producteurs californiens vident sans vergogne leurs nappes phréatiques, utilisent de plus en plus de pesticides et massacrent des millions d’abeilles chaque année. Des dizaines de containers d’amandes coque en vrac sont expédiés jusqu’en Inde pour que des enfants travaillent douze heures par jour pour quelques roupies à casser les coques avec un simple caillou à même le sol de vastes entrepôts. L’Inde est par ailleurs un très important consommateur d’amandes.
Bref tout allait bien jusqu’à ce que je prenne une amande parmi les fruits secs bio qui accompagnaient mon Islay 12 ans d’âge.

J’ai fixé cette amande puis l’écran … Merci Élise.

Cette amande avait huit risques sur dix de venir de Californie. Je me retrouvais complice de la vidange définitive d’une nappe phréatique primaire. Je participais à enrichir des producteurs sans état d’âme massacrant la biodiversité chez eux et exploitant des enfants ailleurs. Cette amande que je tenais entre deux doigts avait aussi traversé les États Unis puis l’Atlantique pour venir dans un port européen, avant que je l’achète en Cornouaille bretonne. Fut-elle bio.

Ce fut l’amande qui fit déborder le vase.

Soit, j’arrête donc les amandes. Mais quid des autres fruits secs également présents ce soir-là ? J’imaginais que les conditions ne devaient pas être meilleures pour les noix de cajou et de macadamia. Et les cacahuètes ? Il restait les cerneaux de noix et les noisettes aussi.

Et si je ne mangeais plus que des fruits secs produits dans mon pays, en Bretagne ?
Bonne idée !
… Mais alors pourquoi m’arrêter aux seuls fruits secs ?

Le lendemain matin j’ai continué cette réflexion au petit déjeuner. Et là ça s’est gâté ! Un verre de jus d’orange, du café, une confiture de supermarché, une tranche de brioche vendéenne … tout cela est loin, très loin d’être produit en Bretagne. Puis j’ai ouvert le frigo et quelques meubles de rangement des aliments.

Le Gwenn ha du ne flottait pas sur grand chose.

Alors je fais quoi ?

A suivre !

« C’est décidé, je mange local ! » est une mini-série d’articles qui couvrira la totalité du mois de Novembre.
On pourra suivre les réflexions, questions, réussites et difficultés de Rémy dans cette quête du manger, uniquement, local !

Rémy

À propos de Rémy

Citoyen-Bénévole de la première heure pour le site Mangeons Local, je m'occupe plus particulièrement de la Cornouaille... mais me passionne et m'intéresse pour mon Pays, la Bretagne dans son ensemble.

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Paquerette Boscher
Locavore
Paquerette Boscher

Bravo! J’ai hâte de lire tout ça 🙂 … Il y a quelques jours, j’ai scruté mon pot de gomasio Bio de Carrefour… en me rendant compte que le sésame venait d’Ouganda!!… Je me suis dit que j’allais arrêter !! Bon courage pour ce challenge 🙂

Rémy
Locavore
Rémy

Bonjour Hélène. Merci de l’encouragement, mais il ne s’agit pas de courage dont je vais avoir besoin. Juste d’un peu plus de temps les premiers jours, pour m’équiper en aliments et boissons made in Breizh. Je suis convaincu qu’on a tout en Bretagne pour ne plus aller chercher à l’autre bout du monde. Peut-on vivre en Cornouaille sans sésame ?

Colliou
Locavore
Colliou

Bon courage car ça ne sera sûrement pas facile.

Rémy
Locavore
Rémy

Bonjour et merci de votre encouragement. Merci de lire la réponse que je viens de faire à Paquerette Boscher précédemment. Je pense qu’on s »en fait une montagne de ce défi, d’où votre « Bon Courage » comme si j’allais escalader le Kilimandjaro. Il va falloir découvrir quelques nouvelles sources d’approvisionnement, chercher un peu sur internet (vive Locavore de Cornouaille, Locavore de Bretagne et les autres plateformes régionales qui sont de vraies sources d’inspiration) et ce sera à peu près tout. Si cela se trouve, ce sera juste escalader le Menez Hom 🙂 Merci et bonne journée

Sinon... jette un œil aux nouveaux producteurs !