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Écologie : On en fait trop ou pas assez ?…

Écologie : On en fait trop ou pas assez ?…

Une récente étude du CREDOC (centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) fait le point sur notre manière d’appréhender la problématique écologique dans notre vie de tous les jours… et la réalité de nos actes.

« Fais ce que je dis, pas ce que je fais »…

Les résultats sont sans appel… La société française a globalement pris acte de l »effondrement écologique en cours et ainsi pris conscience de ce qu’il fallait faire !

26% des Français placent l’environnement en tête de leurs préoccupations en 2018 : un record en 40 ans !

70% de la population avait acheté au moins un produit issu de l’agriculture biologique au cours des six derniers mois contre 44% seulement en 1998

43% de la population déclare avoir limité sa consommation de
viande en 2018

… mais en réalité, et c’est tout à fait compréhensible, nous ne sommes pas encore prêts à faire tous les efforts qu’il faudrait réellement faire.

1/3 des Français a pris l’avion en 2018… et ce sont ceux qui ont fait au moins un trajet en avion qui ont le plus déclaré limiter leur consommation de viande et qui ont le plus acheté de produits issus de l’agriculture biologique

Et oui ! Il faut noter que ce sont les classes sociales les plus aisées qui se disent être le plus préoccupées par l’environnement… mais pourtant, ce sont bien elles qui polluent le plus, malgré le fait qu’elles consomment BIO, coupent l’eau du robinet lorsqu’elles se brossent les dents, etc.

Écologie : On en fait trop ou pas assez ?...

A qui la faute ?

Au cours des ces dernières décennies sont apparues de nombreuses campagnes en faveur de l’écologie et de l’environnement. Pourtant, les combats choisis ne font, avec un peu de recul, pas toujours preuve de bon sens !

On les appelle les « petits gestes du quotidien » : apporter un mug au travail, imprimer vos emails le moins possible, effacer vos emails, éteindre vos appareils en veille, baisser d’un ou deux degrés la température de votre intérieur, recycler, utiliser des couches lavables, utiliser un oriculi à la place des cotons tiges, refuser les tickets de caisse, utiliser des piles rechargeables, récupérer l’eau de cuisson pour arroser les plantes, investir dans un stylo rechargeable, acheter des pailles en inox… etc. etc.

ATTENTION ! Je ne dis pas que toutes ces idées, et les milliers d’autres qui les accompagnent, ne sont pas bonnes et souhaitables. Mais il est clair qu’il aurait fallu mettre une dose de pragmatisme et de bon sens dans tout cela pour « ordonner », « prioriser » ces gestes du quotidien.

Le risque sinon ? Mettre sur le même plan le fait d’acheter BIO ou de prendre l’avion. Si on fait l’un, on n’est pas obligé de trop se forcer pour l’autre…

Avouons cependant qu’il est également logique, à titre personnel, de prioriser ses propres actions… et celles qui remportent la primeur sont souvent celles qui sont les plus faciles, valorisantes socialement et qui nous changent, finalement, le moins possible notre quotidien… comme le fait de manger BIO !

D’un autre côté, voyager reste, pour le coup, une action gratifiante dans notre société… en plus d’être très enrichissant, dépaysant, etc.

En bref, on est aujourd’hui écartelé entre les deux réflexions suivantes : « Voyager, c’est cool » et « Voyager, ça pollue à mort et détruit la planète ».

Du coup, on fait comment ?

Comme toujours, une seule réponse possible à cette question : on fait comme on peut !… et comme on veut.

Juste, on assume ses actes et ses non-actes.

Le plus important selon moi est d’être conscient de la graduation positive et négative dans tous nos actes du quotidien et, pourquoi pas, de ce qu’il faudrait faire dans l’idéal.

Mais nul n’est parfait et tout le monde est perfectible (« certaines et certains, plus que d’autres » me direz-vous ! 😉 )… Alors, faisons tous un pas (ou deux… ou trois…) vers cette perfection, sans nous voiler la face en imaginant être arrivés au bout, alors qu’il reste encore tant de pas à faire.

Note : Ci-dessous, une infographie montrant ce qu’il faudrait faire si nous souhaitions limiter à 1,5°C le réchauffement climatique pour 2100. On voit l’étendue des efforts nécessaires, souvent traités comme « une dictature verte » par ses détracteurs. Votre avis ?

Écologie : On en fait trop ou pas assez ?...
Steven

À propos de Steven

En 2015, j'ai recherché un annuaire de producteurs locaux afin de changer mes habitudes de consommation. Malheureusement, impossible de trouver ce que je recherchais ! J'ai donc décidé de le créer moi même, en respectant une éthique personnelle d'ouverture à tous et de gratuité totale.

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