La vache Armoricaine : Il n’en restait plus que sept en 1990 !

La vache Armoricaine : Il n’en restait plus que sept en 1990 !

L’Armoricaine, descendante de la vache Pie Rouge

La race de vache Armoricaine est une rescapée des différents tests de croisement effectués au 19ème siècle.

C’est une bretonne Pie rouge (race qui a complètement disparu aujourd’hui, contrairement à la Pie Noir) avec du sang Froment du Léon et Durham (originaire d’Angleterre).

L’Armoricaine est plus grande que sa cousine Froment du Léon : 1m40 au garrot pour 900kg chez le mâle, et entre 600 et 700kg pour la vache.

On la reconnaît facilement à ses petites cornes pointées vers l’avant et à sa robe marron/acajou et ses taches blanches le plus souvent sous le ventre.

La race Armoricaine a été sauvée in-extremis

On comptait 230 000 animaux en 1967.

En 1978, la race est déclarée en voie d’extinction

En 1990, on ne dénombrait plus qu’une vingtaine de bovins répartis entre 7 éleveurs.

Mais au 31 décembre 2011, la race comptait à nouveau 166 vaches chez plus de soixante-dix éleveurs !

Puis, en 2015 on comptait plus de 300 vaches réparties entre 80 propriétaires.

Ouf.

Ce sauvetage fur permis, entre autre, grâce à l’association des éleveurs de race bovine Armoricaine.

Une vache adaptée à son terroir et aux terres pauvres

L’Armoricaine est très rustique et passe  l’année en plein air sans soucis, elle peut se nourrir de fourrage bas de gamme.

C’est une vache idéale à élever si l’on possède des terres plutôt pauvres.

Bien que considérée comme mixte (viande et lait),  l’Armoricaine est généralement élevée pour ses qualités bouchères.

Le dépôt de gras est  légèrement plus important que d’autres bovins rendant la viande persillée et savoureuse.

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À propos de Gouach Gouach

Citoyen-Bénévole de la première heure pour Mangeons-local.bzh, et tout particulièrement pour le Pays de Cornouaille.