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La naissance du « Locavorisme moderne » : son Histoire.

La naissance du « Locavorisme moderne » : son Histoire.

Elle s’appelle Jessica PRENTICE. Elles est Californienne, écrivaine et cuisinière de renom. C’est cette femme qui à San Francisco, à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Environnement de 2005, inventera ce terme anglais « locavore ». Coup de bol, le français le traduit par « locavore » ! A l’origine il s’agit de ce qui pouvait paraître pour un véritable challenge : ne s’alimenter que d’aliments en circuit-court dans un territoire n’excédant pas cent miles de votre domicile. Soit quand même cent soixante kilomètres.

Depuis 2005, le locavorisme s’est répandu à travers le monde et a traversé l’Atlantique jusqu’en Cornouaille. D’où il part maintenant à la conquête de la Bretagne toute entière.

Des avantages surtout…

Connaître mieux ce qu’on mange.

Le locavorisme permet à celles et ceux qui le pratiquent de vérifier les bonnes conditions de production des aliments que vous allez ensuite consommer. Il est quand même essentiel, même si on l’a trop perdu de vue depuis quelques décennies, de savoir ce qu’on va manger. Au lieu de faire aveuglément confiance à une toute puissante industrie agroalimentaire internationale.

Privilégier des aliments produits près de chez soi.

Il est quand même parfaitement aberrant de manger des fruits et des légumes, des viandes et autres aliments qui doivent subir des traitements chimiques nocifs pour leur conservation, entre le lieu de production et notre table. Oui, nous paraissons disposer de moins de choix grâce, et non à cause, de la saisonnalité naturelle des produits. Impression d’un moindre choix aussi parce qu’en Bretagne, nous n’avons ni banane, ananas ou noix de coco. Mais quand on regarde bien tous les produits capables de pousser autour de chez nous, on en a bien assez pour nous nourrir toute une vie sans aucun problème.

Diversifier l’offre.

Au final, à mieux y regarder encore, on découvre dans le locavorisme des variétés innombrables de fruits et de légumes par exemple. Aujourd’hui la grande distribution ne vous propose qu’une gamme très resserrée de variétés. Alors qu’en Bretagne, en recherchant puis en ré-introduisant des variétés dites anciennes, on peut rapidement obtenir une offre large de dizaines de variétés de pommes aux goûts surprenants. Il en est de même des pommes de terre, des volailles, des céréales… Privilégier le locavorisme c’est aussi faire oeuvre de conservation ou re ré-introduction de variétés trop vite oubliées. Les générations suivantes nous le devront.

Prendre soin de sa santé.

Qui mieux que toi peut prendre soin de ta santé ? Qui dit locavorisme et circuit-court dit aussi le choix d’aliments produits le plus sainement possible. Avec le moins possible de produits chimiques dans leur culture, leur production et leur conservation. Autour de chez nous, il existe aussi, comme ailleurs, des Producteurs enchaînés à l’utilisation, parfois massive, de chimie nocive. Pour consommer plus sainement, délaissez ces Producteurs et allez vers celles et ceux qui vous proposent des produits sains.

Renouer avec le goût.

Aujourd’hui la tomate produite en serre toute l’année à le même rouge, la même rondeur … et le même « goût » d’eau. Ou plutôt le même ma,que de goût. Renouons avec les couleurs, les formes et surtout les goûts vrais des produits. Pour les moins jeunes, retrouvons les goûts de notre enfance. Quand une tomate du jardin avait un goût de tomate. Un radis de la fermeté et du piquant. Quand une escalope de veau ne perdait pas le moitié de son poids en eau à la cuisson.

Respecter mieux notre environnement.

Consommer une tomate de jardin bigouden ou une côte de boeuf d’un Angus des Menez Are n’a pas du tout la même conséquence quant à la qualité de l’air que nous respirons. Moins de transport qu’une tomate andalouse à l’eau après deux mille kilomètres de camion frigorifique, ou qu’une viande canadienne traversant l’Atlantique en container maritime réfrigéré. On est dans le cercle vertueux : le locavorisme en circuit court est directement meilleur pour notre santé. Et en plus il l’est aussi indirectement par les phénomènes de transport et de rejet de polluants dans l’air que nous respirons.

Améliorer l’emploi de nos territoires de vie.

Par ma consommation, je veux bien aider l’emploi au Bengladesh ou au Nicaragua. Mais quitte à choisir, je préfère aider l’emploi de mes voisins, de celles et ceux qui vivent autour de chez moi, dans ma commune, dans ma Cornouaille.

Y aurait-il des inconvénients ?

Le manque de choix disent certains. Mais cet argument ne tient pas longtemps.

Se priver. Oui sans doute, un peu. Mais n’est-on pas capable de se priver de quelques fruits exotiques ? Nos arrières Grands Parents sont-ils morts de ne pas avoir de banane sur leut table quotidienne ?
Le prix qui serait plus élevé ! J’ai acheté une caissette de veau de lait à onze euros le kilo, dont deux repas d’escalopes de veau de lait. Cette même escalope vaut en vaut vingt six chez un Boucher Traiteur tout proche. Je ne parle pas des médiocre qualités de produits achetés en grande distribution dont il faut trop souvent jeter une partie significative. Quand les produits issus du locavorisme se conservent bien mieux.

Aucun système n’est parfait en ce bas monde. Mais le locavorisme présente un bilan nettement positif en tous points.

Steven

À propos de Steven

En 2015, j'ai recherché un annuaire de producteurs locaux afin de changer mes habitudes de consommation. Malheureusement, impossible de trouver ce que je recherchais ! J'ai donc décidé de le créer moi même, en respectant une éthique personnelle d'ouverture à tous et de gratuité totale.

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