J’ai transformé ma pelouse en potager ! [GUIDE]

J’ai transformé ma pelouse en potager ! [GUIDE]

Pourquoi avoir de la pelouse qui demande de l’entretien et qui coûte de l’argent, quand on peut avoir un magnifique potager / verger, haut en couleur, qui nous nourrit toute l’année ?

Car, quand on fait la promotion du « Manger Local »… qu’y-a-t-il de plus local que son propre jardin ?

Dans cet article, je vais te présenter la transformation de ma pelouse en potager en carré (enfin… en rectangle ! 😉), le tout pas à pas, avec de jolies photos.

Mais déjà… pourquoi de la pelouse ?

Lorsque j’ai construit et emménagé dans ma nouvelle maison, je ne voulais pas de pelouse.

J’ai toujours trouvé aberrant de planter des graines de graminées dont la plante adulte fait 50-80cm de hauteur… et de s’efforcer toute l’année à la couper à 5cm.

Ajoutons à cela qu’une pelouse est une mono-culture, pas franchement propice à la biodiversité.

Sauf que voilà… Madame, elle, voulait une pelouse.

Parce que c’est joli et que ça mettait en valeur les haies et autres plantations du jardin.

Du coup… bah, on a mis de la pelouse.

Ce que femme veut… femme aura ! 😅

Oui, mais à une seule condition : c’est elle qui s’occupera de son entretien et donc de sa tonte quasi hebdomadaire…

Du coup… deux ans plus tard, j’ai enfin eu le droit de supprimer ce bout de pelouse de mon jardin et de transformer la zone en potager et verger. 😜

Première étape : la planification !

Avant de se saisir de sa pelle et de bouts de cartons, l’idéal quand on fait un jardin potager est de prendre un bout de papier et un crayon, de se poser au soleil face au lieu… et planifier.

Entre nous, j’adore faire ça.

J’adore imaginer ce à quoi un lieu pourrait ressembler, une fois les travaux de jardin terminés.

Et pour t’emmener avec moi dans ce travail, je te présente le bout de jardin avec son herbe avant travaux…

J'ai transformé ma pelouse en potager ! [GUIDE]

Oui, il est exact de dire qu’on est déjà plus sur un champ de patate qu’une belle pelouse à l’anglaise.

Comme on peut le voir, j’ai commencé à planter quelques piquets afin de mieux percevoir, physiquement, les distances et les allées. J’attacherai ensuite une ficelle entre ces poteaux pour que ça soit idéal.

On peut également noter que j’ai déjà, depuis plusieurs années, deux potagers en carré surélevés sur la droite. Sur la gauche, j’ai aussi une zone potagère, démarquée avec des traverses en chêne, peintes en anthracite.

Voici donc la zone.

Maintenant, au travail !…

Seconde étape : désherbage

Cette étape n’est pas obligatoire.

On peut tout à fait transformer sa pelouse en potager sans désherber.

Et d’ailleurs, je ne vais pas toucher à un seul brin d’herbe des futures zones potagères ! Je vais t’expliquer plus bas comment j’ai fait. 😉

A cette étape, je vais uniquement enlever l’herbe et une couche de terre au niveau des futurs chemins.

Et vu que je prévois de sur-élever légèrement les futurs potagers en rectangle, je vais donc directement jeter dessus la terre et l’herbe récupérées lors du décaissement des chemins.

J'ai transformé ma pelouse en potager ! [GUIDE]

Une fois tout terminé, on y voit déjà beaucoup plus clair sur le rendu final espéré…

Non ?… Toujours pas ?… 😅

J'ai transformé ma pelouse en potager ! [GUIDE]

Troisième étape : On installe les traverses en bois

Cette étape dépend évidemment de ce que tu as planifié pour ton jardin potager.

Pour ma part, je souhaitais pouvoir me balader entre les rangées de plants de tomates et de courgettes, sur un sol sec et propre.

J’ai donc opté pour des chemins en gravier, comme pour le reste de mon jardin.

Il me fallait donc « séparer » les zones de culture des zones de cheminement.

Pour cela, j’ai utilisé des traverses de chêne brutes que j’ai peintes en anthracite, mais également des bandes de caoutchouc recyclées sur les bordures (plus économiques et moins « lourdes » visuellement »).

Une fois les traverses en bois et les bordures installées, j’ai mis une couche d’environ 5-10cm de tout venant, que j’ai tassé avec un rouleau à main.

Quatrième étape : peinture, puis gravier !

Arrivé à cette étape, et avant de « remplir » les chemins avec le gravier, j’ai mis un coup de peinture sur les faces extérieures et supérieures des traverses de bois.

Côté intérieur, je n’ai fait qu’un gros tiers… puisque la terre viendra compléter à hauteur. #radasse 😜

Une fois sec, on peut attaquer le gravier !

Enfin, presque.

Histoire de limiter l’entretien, j’ai d’abord installé une couche de toile géotextile. Ce dernier permet à l’eau de s’écouler et va empêcher la remontée de potentielles herbes sauvages, mais surtout va éviter les mélanges entre le gravier et le tout-venant.

C’est ensuite, et au fur et à mesure, que j’ai étalé le gravier dessus.

Il en aura fallu une bonne dose puisque j’essaie en général d’avoir un bon 5 centimètres d’épaisseur. Le gravier a été acheté à la carrière locale, à quelques minutes de chez moi.

Cinquième étape : on s’occupe des zones potagères.

Oui, parce que c’est bien beau tout ça… mais à la base, on n’était pas là pour faire des allées.

L’idée est bien de transformer une zone d’herbe en potager. Donc de faire des zones potagères !

Et bien, comme je te le disais plus haut, je n’ai pas vraiment touché aux zones d’herbes.

J’ai simplement et nonchalamment jeté dessus les mottes de terre et d’herbe décaissées des chemins, puis je les ai étalées du mieux possible (après avoir mis les bordures en chêne).

Ensuite, on va laisser le temps faire son travail…

L’herbe a besoin de lumière pour pousser. Si elle n’a pas de lumière (ou trop, d’ailleurs), elle ne pousse plus.

L’idée est donc simplement de recouvrir les carrés (enfin, rectangles) potagers avec des cartons épais. Évidement, ajoute un billot de bois ou quelque chose dessus pour pas qu’il s’envole à la prochaine tempête !

Une fois recouvert, ça sera aux vers, aux cloportes et tous les autres alliés du jardinier, de travailler et de transformer notre herbe et nos mottes en belle terre de potager.

Astuce : Si tu ne trouves pas très joli le côté « carton » dans le jardin, tu peux très bien le recouvrir avec de la paille, du foin ou du BRF (bois raméal fragmenté).

Et ça fonctionne vraiment ?

C’est une question qui revient souvent.

« C’est bien joli ton histoire, mais faire un potager dans son jardin sans toucher à l’herbe, est-ce que c’est réellement possible ? »

Oui !

Il va te falloir être patient et attendre quelques mois pour que la nature fasse son petit miracle, mais si tu n’est pas pressé : ça fonctionne, et même très bien.

Je te conseille de réaliser tous ces travaux à l’automne ou au début de l’hiver, afin d’être ainsi paré pour la belle saison ! 😉

Astuce : n’hésite pas, au moment de planter, d’ajouter un sac de terreau. Cela permettra d’ajuster le niveau et de nourrir encore mieux tes plantes !

Et le verger ?

« Tu ne m’avais pas parlé d’un verger ?! »

Si, si ! 😉

Il est bien là, présent sur les photos : pommiers, poiriers, kiwi, myrtilliers… plus d’une dizaine d’arbres fruitiers, et le tout sur une aussi petite parcelle.

Je te présenterai tout cela dans un prochain article.

Steven

À propos de Steven

En 2015, j'ai recherché un annuaire de producteurs locaux afin de changer mes habitudes de consommation. Malheureusement, impossible de trouver ce que je recherchais ! J'ai donc décidé de le créer moi même, en respectant une éthique personnelle d'ouverture à tous et de gratuité totale.