Bulot breton (escargot de mer) : le choisir, le cuire et le savourer

Bulot breton (escargot de mer) : le choisir, le cuire et le savourer

Petit mollusque discret, le bulot sait pourtant faire sa place.

Incontournable du plateau de fruits de mer, l’escargot marin porte sous sa coquille le goût iodé des vacances en Bretagne.

Suis-nous, on t’emmène le découvrir… ou le redécouvrir.

Petite fiche d’identité du bulot

Le bulot, Buccinum undatum, est un gastéropode marin à coquille spiralée, aux airs sympathiques d’escargot, ce qui lui a donné son surnom d’escargot de mer.

On le rencontre dans tout l’Atlantique Nord-Est, des mers froides de Scandinavie jusqu’aux côtes françaises de l’océan Atlantique.

En Bretagne, et plus généralement en Manche-Atlantique, le bulot est présent sur de nombreux secteurs côtiers : estuaires, zones proches du littoral, mais aussi fonds sableux ou vaseux un peu plus en mer.

Le bulot est un prédateur et nécrophage : il se nourrit de petits invertébrés, de restes organiques ou d’animaux morts.

Sa croissance est lente et son espérance de vie peut atteindre plusieurs années.

Bulot breton (escargot de mer) : le choisir, le cuire et le savourer

La pêche au bulot : pas sans conséquences…

La méthode la plus courante de pêche au bulot est la drague : un chalut ou un dispositif traîné sur le fond remue les sédiments et remonte les bulots à la surface.

C’est une technique efficace, mais qui remue les fonds, perturbe l’habitat et peut impacter d’autres espèces.

Dans certaines zones, lorsque le fond s’y prête, on recourt à la pêche manuelle, à l’aide de petits casiers ou nasses, parfois à faible profondeur.

Cette méthode, plus douce pour l’environnement, reste néanmoins peu rentable à grande échelle.

Alors que peut-on faire en tant que consommateur ?

Favoriser les filières qui respectent des tailles minimales, la densité des populations, et privilégier les bulots issus de pêche raisonnée.

Acheter des bulots : comment bien les choisir ?

Quand tu vas choisir tes bulots, veille bien à ces indices pour te régaler :

  • Ils doivent être vivants, réactifs au toucher ;
  • Leur coquille doit être intacte, robuste, sans fissure : c’est signe de bonne santé et d’une croissance régulière ;
  • Si possible, renseigne-toi sur la provenance : plus le bulot a été pêché proche de chez toi, plus c’est un gage de fraîcheur.

Quelle est la saison du bulot ?

Le bulot se pêche toute l’année, mais comme tous les autres fruits de mer, il a sa saison de prédilection.

Les mois froids lui vont bien : d’octobre à avril, la ressource est plus abondante, la chair plus ferme, savoureuse.

Comment cuire des bulots ?

Ni brillant ni tape-à-l’œil, le bulot renferme pourtant plein de caractère !

Une chair iodée, ferme, qui résiste bien à la cuisson, et qui s’apprête aussi bien froide que chaude.

  1. Au retour du marché, rince tes bulots à grandes eaux et place-les immédiatement dans un bain d’eau froide bien salée.
  2. Laisse-les tremper pendant une à deux heures pour qu’ils recrachent toutes leurs impuretés.
  3. Puis, dépose-les dans une casserole d’eau froide avec du sel, du poivre, du thym, et démarre une cuisson pour 20 minutes.
  4. Laisse-les refroidir dans leur eau de cuisson avant de les égoutter.
  5. C’est prêt !

Nature ou cuisinés ? À toi de choisir

La version classique, bretonne, froide, simple, idéale pour l’apéro ou en entrée, c’est de déguster les bulots tels quels avec une bonne mayonnaise maison.

Mais tu peux aussi t’amuser à les sublimer dans des préparations plus élaborées.

Voici quelques idées :

  • Une salade de bulots et légumes croquants, au choix : carotte, fenouil, chou… pour faire le plein de fraîcheur et de vitamines ;
  • Des bulots farcis à l’ail, au beurre et au persil, comme les escargots, mais en version marine ;
  • Décortiqués, assaisonnés de persil, jus et zeste de citron, huile d’olive, ail, puis servis dans une demi-coque de citron : effet wahou garanti !

Un mollusque aux nombreux bienfaits nutritionnels

Le bulot fournit des protéines maigres, parfaites pour un repas équilibré : à condition, comme pour le tourteau, de ne pas le noyer sous une tonne de mayonnaise !

Il contient des minéraux essentiels (iode, zinc, magnésium…), bénéfiques pour la santé osseuse, la thyroïde, et le bon fonctionnement du système nerveux, ainsi que de la vitamine B, qui soutient le métabolisme et l’énergie.

Et si on redonnait sa place au bulot ?

Il n’a pas le faste du homard ni le prestige des crustacés sophistiqués.

Mais le bulot incarne ce qu’on aime dans la mer : la simplicité et l’authenticité.

Le choix d’une pêche responsable ancrée dans son territoire, une préparation simple avec des produits de saison, une dégustation à la bonne franquette : c’est ça, l’esprit breton !

Adepte du petit escargot marin ? A-t-il une place privilégiée dans tes plateaux de fruit de mer ? Raconte-nous dans les commentaires !

Gaëlle Mazingue

À propos de Gaëlle Mazingue

Rédactrice web (www.gaellemazingue.bzh), je participe à Mangeons Local au travers de la publication d'articles sur le local, l'alimentaire... et plus largement à tout ce qui touche l'écologie et l'environnement.