Phytothérapie, la santé au naturel : origines, bienfaits et utilisations

Phytothérapie, la santé au naturel : origines, bienfaits et utilisations

Si tu t’intéresses à une approche naturelle de la santé, tu as probablement entendu parler de la phytothérapie.

D’ailleurs, tu la pratiques très certainement au quotidien.

Une infusion de thym pour soulager ta gorge, du gel d’aloe vera sur une brûlure superficielle, ou encore une cure de sève de bouleau pour stimuler ton immunité en hiver…

Tout cela relève de la phytothérapie, c’est-à-dire l’utilisation des principes actifs des plantes pour traiter et prévenir divers maux.

Quelle est l’origine de la phytothérapie, quelles sont ses différentes formes, comment l’utiliser, mais aussi quelles sont ses limites ?

On te dit tout dans cet article.

D’où vient la phytothérapie ?

La phytothérapie, ou « pharmacopée naturelle » a été, durant des millénaires, la seule médecine pratiquée par nos ancêtres.

Imagine que l’Homme de Néandertal se soignait déjà grâce aux feuilles de peuplier pour leurs vertus anti-inflammatoires !

Influencée par les cultures du monde entier, de la médecine traditionnelle chinoise à l’ayurveda indien, cette approche ancestrale du soin constitue le socle de la médecine conventionnelle moderne.

En effet, l’apparition au XIXe siècle des molécules de synthèse, plus performantes, plus stables et exposant à moins d’effets secondaires, a contribué à la mise à l’écart de la phytothérapie.

Cependant, elle revient sur le devant de la scène avec un regain d’intérêt pour les méthodes naturelles, et une volonté accrue de rester maître de sa santé… du moins, quand cela est possible et raisonné.

Les principes de la phytothérapie

Le concept de la phytothérapie réside dans l’utilisation des principes actifs des plantes, contenus dans leurs composés chimiques, pour prévenir, soulager ou soigner certains maux.

Flavonoïdes, terpènes ou encore alcaloïdes n’en sont que quelques exemples.

Et c’est la synergie de ces « substances magiques » qui permet d’obtenir l’effet souhaité.

Par exemple, l’échinacée, souvent utilisée pour stimuler le système immunitaire, contient des polysaccharides et des alkyl amides qui agissent en synergie pour renforcer la réponse immunitaire.

L’OMS (Organisation mondiale de la santé) a recensé entre 25 000 et 60 000 plantes possédant des propriétés médicinales !

La phytothérapie présente également la particularité de s’intégrer dans une approche holistique. En plus d’aller soigner le corps, certaines plantes ont une action sur le mental.

C’est par exemple le cas de la valériane, dont l’action sur les récepteurs GABA du cerveau a été prouvée par plusieurs études scientifiques, produisant un effet calmant similaire à celui de médicaments anxiolytiques.

Les différentes formes de phytothérapie

La pharmacopée ne se limite pas à la tasse de tisane que l’on sirote un jour de gros rhume !

Elle prend au contraire des formes multiples :

  • infusions
  • décoctions
  • teintures mères
  • huiles essentielles
  • compléments alimentaires
  • extraits à chaud ou à froid d’une partie de la plante : racines, tiges, feuilles, fleurs, graines, écorce, bourgeon.

Selon ce que l’on veut soigner, on utilisera alors la plante sous une forme, ou sous une autre. Car certains végétaux possèdent plusieurs propriétés !

Prenons l’exemple du bouleau :

  • La sève de bouleau est consommée en cure pour retrouver tonus et immunité à la fin de l’hiver ;
  • Ses feuilles séchées, préparées en décoction, ont des vertus cicatrisantes pour les plaies superficielles.
  • Les mêmes feuilles, infusées en tisane, elles permettent de lutter contre la rétention d’eau et l’œdème ;
  • La macération de son bourgeon est un protecteur du foie et du pancréas ;
  • Son écorce, en infusion, possède des effets diurétiques et dépuratifs.

(source : Vidal France)

Tu vois donc que les pouvoirs des plantes sont quasi illimités… mais aussi qu’il est indispensable de te faire accompagner pour trouver la bonne forme et le dosage correct, sous peine d’obtenir l’effet inverse à celui recherché !

Peut-on tout soigner avec les plantes ?

Comme pour toute médecine naturelle ou dite « alternative », il faut savoir raison garder.

Tu peux soulager une indigestion avec du gingembre, un rhume avec de l’eucalyptus ou les jambes lourdes avec des compléments alimentaires à base de marronnier d’Inde.

Mais la phytothérapie ne doit aucunement se substituer à la médecine traditionnelle, dite « allopathique ».

Malgré la puissance de leurs principes actifs, les plantes ne peuvent pas toujours rivaliser avec les médicaments conventionnels, notamment dans les situations d’urgence ou les maladies graves.

De plus, si certains végétaux ont vu leurs principes confirmés par des études randomisées, tous n’ont pas prouvé leur efficacité scientifique au cours d’essais cliniques.

La raison principale : ces études, longues et complexes, ne peuvent être financées que par la présence d’un brevet.

Les limites de la phytothérapie

Ce n’est pas parce que c’est naturel que c’est sans danger !

Car si certaines plantes nous paraissent inoffensives, elles peuvent aussi se révéler de véritables poisons dans le cas d’un usage inapproprié, d’un dosage trop important, ou dans leur interaction avec certains médicaments.

C’est pourquoi on ne recommande d’employer la phytothérapie que pour les maux courants.

Surtout, la consultation chez ton médecin doit toujours rester la première intention.

De plus, il convient de systématiquement se faire accompagner par un professionnel pour utiliser les plantes pour sa santé, sous quelque forme que ce soit.

Alors concrètement, on fait quoi ?

La phytothérapie est une formidable alliée.

En l’intégrant judicieusement dans ton quotidien, tu peux découvrir une approche holistique de la santé, en harmonie avec la nature, et soutenue par la recherche scientifique.

Elle pourra aussi beaucoup t’aider dans le traitement de petits bobos ou encore de symptômes bénins liés à un virus.

D’ailleurs, on te donne sur le blog les 10 plantes indispensables pour te maintenir en forme cet hiver !

Mais il faut bien garder à l’esprit que la pharmacopée ne remplacera jamais, par exemple, une antibiothérapie si tu as besoin, et que ton médecin reste le seul professionnel à consulter si tes symptômes sont inhabituels, persistants ou qu’ils s’intensifient.

Et toi, quelle est ta relation avec la phytothérapie ? Fais-tu confiance aux plantes pour te soigner au quotidien ?

Explique-nous tout cela en commentaire !

À propos de Gaëlle Mazingue

Rédactrice web (www.gaellemazingue.bzh), je participe à Mangeons Local au travers de la publication d'articles sur le local, l'alimentaire... et plus largement à tout ce qui touche l'écologie et l'environnement.