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Le Porc Blanc de l’Ouest – Race ancienne

Le Porc Blanc de l’Ouest – Race ancienne

Aujourd’hui, coup de projecteur sur le Porc Blanc de l’Ouest !

Le cochon tel que l’on le connaît a été domestiqué à partir du sanglier. Cette création d’espèce nouvelle a été rendu possible en isolant des individus pour sélectionner leurs caractéristiques bien précises telle que la taille, le coloris… Il est important de noter qu’actuellement le porc domestique peut toujours se croiser avec le sanglier. Les vestiges les plus anciens de domestication, mis à jour en Turquie, remontent à plus de 8500 ans. (source Larousse)

Bien que la Bretagne produise à elle seule la moitié des porcs du territoire français, on dénombre à l’heure actuelle moins d’une centaine de femelles de race porc blanc de l’Ouest réparties chez 23 éleveurs. Cette race porcine est issue de la fusion des races craonnaise et normande. A l’âge adulte le mâle pèse jusqu’à 400kg, 350 kg pour la femelle, on le reconnaît facilement avec ses oreilles inclinées en avant tombant sur les yeux. C’est un animal plutôt docile et rustique, il est très peu sensible aux maladies.

De la même façon que le Coucou de Rennes, le porc blanc de l’Ouest a été délaissé dans les années 70, au profit d’animaux issus des croisements entre les races Duroc, Piétrain ou autre Large White, plus rapides à engraisser. Il faut compter 11 à douze mois d’engraissement pour un porc blanc de l’Ouest contre 6 mois pour un porc industriel.

Cette race locale est également inadaptée à l’élevage industriel hors sol, c’est un animal qui ne supporte pas la concentration et qui a besoin de vivre en plein air !

Un syndicat a été crée en 1972 afin d’éviter la disparition de cette race. Les éleveurs ont souvent leur propre circuit de vente directe aux consommateurs ou aux restaurateurs. Le porc blanc de l’Ouest demande une découpe particulière par rapport au cochon industriel, dans le Finistère c’est l’abattoir du Faou qui s’y est spécialisé.

Une viande savoureuse.

Le dépôt de graisse est plus important sur le porc blanc de l’Ouest, du fait de sa croissance plus lente. Celle-ci contient des acides gras poly-insaturés (omégas 6 & 3 utiles pour le système immunitaire, la peau et les cellules nerveuses).

Lors de la cuisson la viande diminue beaucoup moins que le porc industriel, le surplus de gras agit également comme un exhausteur de goût.

A découvrir absolument, pour tous ceux qui consomment de la viande de porc !

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À propos de Gouach Gouach

Citoyen-Bénévole de la première heure pour Mangeons-local.bzh, et tout particulièrement pour le Pays de Cornouaille.

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